L’art de la procrastination

C’est, par exemple, mettre quatre semaines pour coudre une chemise, trainer pendant deux mois pour « trier » des papiers (et donc, paniquer pendant deux jours au moment de mettre la main sur un formulaire pourtant capital), regarder ses ongles pousser au lieu d’écrire un article ou encore attendre demain soir 20 h 00 pour préparer mon thème de recherche pour ma rentrée de ce mardi 12 h 00…

Mais la vraie question est : est-ce un art ou une maladie ? Un art certainement si on arrive à se libérer de l’hystérie liée au rangement continuel que nécessite la présence des deux petits canards à la maison (rangement parfaitement inutile qui plus est et qui va dégénérer en TOC). Une maladie si on se rend compte que je SAIS (depuis la mi-août) que je dois rendre une thématique de recherche et une palette de couleurs pour mardi  … Bref, je procrastine… Et je suis malade aussi, pas une seule fois tousser en un an de chômage, je rentre à l’école dans deux jours et je me fais des rails de Sinutab© depuis hier soir…

Mais j’ai cousu Mythique ! En quatre semaines donc. Quoique le patron je l’aie depuis le salon Créations et Savoir-Faire de l’année passé. Il m’aura juste fallu attendre la bonne conjoncture Terre-Mars-Neptune.

Il faut dire aussi, que j’ai mis longtemps à trouver le tissu que je voulais. Tissus à chemise, certes, mais 100 % coton et sans motif, parce que c’est pas Bouglione ici. Fin des soldes, je suis passée, comme ça, chez Stragier, et là, coup de foudre pour cet Oxford Indigo. J’avais peur que le modèle ne soit trop strict et j’ai donc piqué de la dentelle dans le col, mais le rendu final me laisse septique, peut-être un rien trop « fanfreluches » pour moi, à valider donc! Pareil pour le Liberty que j’ai mis dans le col et les poignets, c’est bon qu’on ne le voit pas, parce que j’aime vraiment beaucoup les finitions vichy des chemises super classes de mon Beau Brun… Le truc chouette, c’est que j’ai du faire un bootcamp point de Bourdon pour maîtriser les boutonnières, j’ai bien compris maintenant.

Mais, je suis perplexe sur le résultat final en fait. Ayant l’habitude des modèles de Marie qui sont un peu loose, je me suis laissé surprendre par cette coupe plus ajustée et finalement qui « coince » un peu à la poitrine et à la taille, bon je le sais pour la prochaine fois*. J’ai aussi, consciencieusement massacré le col, que j’ai recommencé trois fois, mais qui est quand même un poil trop grand, pour finir avec de grosses rustines aux coins. Bon, on va dire que je vais vite recommencer cette chemise pour pouvoir la porter la tête haute dans pas trop longtemps.

*: En fait, une fois passé le choc de la coupe « ajusté », elle taille plutôt bien. Ici coupé en taille 38/40.

PS: En fait, j’ai écrit cet article la semaine passée
PPS: Je suis rentré à l’école et j’adore çà! Je fais un Executive Master in Knitting Design / Maille, c’est géniaaaaal
PPPS: vous avez vu la nouvelle collection de Brooklyn Tweed? Une tuerie!

 

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